Les Foires aux Vins ? Du bon marketing bien huilé !




Tel le marronnier journalistique, les fameuses Foires aux Vins pointent chaque année le bout de leur goulot dans les rayons de vos Hypers préférés.

Même mieux qu'un marronnier, qui lui ne revient qu'une fois par an comme la rentrée des classes ou l'ouverture de la pêche, la Foire aux vins, elle, surgit dans vos rayons 2 à 3 fois par an parce que quand c'est bon (pour eux) pourquoi s'en priver ?

Sorti d'un supermarché Breton en 1973, La Foire aux Vins est sponsorisée depuis des années par les médias qui, non content de faire de la publicité gratuite pour les chaines d'Hypermarchés quasiment un publi-reportage déguisé, poussent de fait le consommateur qui n'y avait peut être même pas pensé à aller à la foire aux bonnes affaires. Quand on sait que ces mêmes médias ne ratent jamais l'occasion de nous rabâcher à longueur d'années qu'il faut consommer de l'alcool avec modération, on ne manquera pas de remarquer leur schizophrénie habituelle.

Nous pensons donc que ce marché lucratif et juteux bénéficie à tout le monde et que tout ce beau monde se tient la main pour en profiter pleinement, autant les journaux qui augmentent leurs ventes avec un cahier spécial de 4 ou 8 pages, avec annonceurs intégrés, que les supermarchés qui, même s'il s'est un peu essoufflé l'an passé, exploitent un filon qui dépasse allègrement les 400 millions d'euros !

 

Alors comment réussir une bonne Foire aux Vins quand on est distributeur, comme Carrefour notre exemple aujourd'hui ?


Déjà faire une belle publicité agressive relayée, comme indiqué plus haut, par des médias jamais avares de faire des reportages à la gloire des Supermarchés même si ceux ci, quitte à nous répéter, trempent depuis des décennies dans des scandales alimentaires en tout genre et ont largement participé à anéantir le commerce de proximité de nos centres villes désormais délaissés.

 

Ensuite, proposer un catalogue digne d'un annuaire et "marketé" au poil pour mettre le lecteur, et futur consommateur, en confiance en lui donnant toutes les clés pour avoir l'impression qu'avec ce "grimoire" il va découvrir, tel Indiana Jones, le Saint Graal viticole en sachant décoder les messages énigmatiques contenus à l'intérieur que son voisin ne soupçonnera même pas.

 

LE Catalogue de la Foire aux Vins c'est LE Manuscrit qu'il faut ABSOLUMENT avoir sous le bras pour réussir à percer les mystères de la Foire. Et on peut dire que le MARKETING n'est pas un "vin" mot dans cette affaire d'experts !

 

Pour commencer, faites le épais. Très épais. D'années en années, le catalogue gonfle à vue d'œil jusqu'à approcher cette année 2019 les 100 pages (87 exactement chez Carrefour). Enorme.

Car proposer dans ces 87 pages un choix aussi monstrueux de 542 références différentes apparait totalement inhumain de s'y retrouver pour le quidam planté devant son catalogue à la recherche de la PEPITE absolue !

LA PEPITE. Le maître mot dans ce genre de manifestation, située entre la perle et le trésor. Et justement, explorer un catalogue de 542 quilles c'est du même tonneau que de s'échiner à trouver une pépite de restaurant pour manger ce soir dans la Capitale où vous vous trouvez parmi les 542 proposés sur Tripadvisor. Une vraie gageure qui risque de vous voir finir dans un Kebab New Age Vegan à la fermeture !


Alors, il est venu le moment de faire appel à un guide, mi Gollum du Seigneur des Anneaux mi Nathalie la blonde de la Place Rouge, pour trouver le chemin tortueux et aventureux qui mène à cette pépite. Mais pour ce faire, votre Hypermarché a pensé à tout, et à vous surtout, en proposant à chaque page une pépite, une lumière dans la pénombre, un phare dans les ténèbres, une hypothétique quille de vin naturel chez Flunch. Z'ont tout prévu chez Carouf ! De vrais pros. Mais en plus fort, car eux même associés à un autre vrai pro, lui même Guide ultime en matière de connaissance vinicole, nous avons nommé : La Revue du Vin de France !


Une revue associée à un catalogue lui même vanté par des journaux, voilà un joli triptyque bien huilé pour aspirer le blé du raisin !

Alors que vient faire Revue du Vin de France ? Bien entendu apporter une garantie, une caution morale, une vraie parole d'expert. Un peu comme le type en blouse blanche dans une pub télé qui tente de vous vendre son dentifrice "bi-fluoré Oral + Ultra White pro expert Edition limitée" parce que, justement, il a la blouse. Le guide ultime en quelque sorte, celui qui vous prend par la main et vous montre le chemin en évitant les pièges retors et passer les portes secrètes.

Le problème des pépites c'est que c'est censé être rare mais dans ce catalogue on en compte quand même 66 sur 542 références ce qui fait un peu plus de 12 % de pépites ! 12% on ne peut plus dire qu'il s'agisse d'une rareté dans ce cas, on est quand même plus proche de tomber sur une gourmette fantaisie criarde sertie de plomb (que vous pourrez changer en or si vous trouvez la pierre philosophale qui va avec) que d'une pépite d'or !


Dans tous les cas ils ont pensé à tout chez Carrefour car si les pépites venaient à manquer malgré leur nombre conséquent, vous pourrez toujours vous rabattre sur d'autres sentiers inconnus mais, rassurez vous, balisés par la Revue du Vin de France pour avancer dans votre quête, car RVF propose sur ce catalogue des notes de dégustation pour vous guider. Cependant avec toutes ces notes attribuées on a surtout l'impression de passer d'Indiana Jones à ... l'école des Fans cher à Jacques Martin en une goulée.


Car dans ce catalogue, et comme dans l'Ecole des Fans justement, tout le monde a gagné !

En effet, en le compulsant on se rend compte que les vins auxquels on a associé une note, bien 60% de l'inventaire, ont la note minimale de 13/20. Personne en dessous. Que du bon.




"Mais c'est normal" nous direz vous, "ils ne vont pas nous mettre de la piquette à la Foire aux Vins, c'est des pros tout de même !"

Nous on veut bien vous entendre mais quand vous avez près de 300 bouteilles notées entre 13 et 15, comment vous faites pour vous y retrouver ? Surtout quand on sait qu'une dégustation c'est assez subjectif quand ça reste vraiment ... objectif !

Et nous faites pas dire ce que l'on ne veut pas dire. Par contre on veut bien penser ce que nous ne dirons pas.


Mais alors, quid des 200 quilles, approximativement, à qui la RVF n'a accordé aucune note dans ce catalogue ? Note trop basse jusqu'à la faire disparaitre ou impossibilité de gouter tous les vins malgré l'armée de dégustateurs qui doit travailler pour cette revue et toujours prete pour apposer une notation ?

Si c'est le cas on en revient à notre réflexion du début de ce papier : Proposer un choix aussi monstrueux (542 références différentes) apparait totalement inhumain pour le quidam qui veut essayer de dénicher ce qui peut se faire de mieux au pays fabuleux de la Foire aux Vins car même RVF n'arrive pas à toutes les noter.

De notre côté nous supposons, sans trop nous tromper, qu'au final notre consommateur, noyé dans cet océan de bouteilles, fini par voguer à l'aveugle sur son radeau de fortune et a s'accrocher à la moindre quille qui se présente à lui pour ne pas rentrer au port les mains vides. Arriver à choisir une bouteille dans ce catalogue c'est un peu comme essayer de ramasser des lentilles disséminées par terre dans le noir et les bras attachés dans le dos !



Mais continuons notre pérégrination à la recherche du Saint Graal vinicole et remarquons que Carrefour a plus d'un guide dans son sac pour rendre son catalogue "Bankable" puisque, pour vous en mettre (encore) plein les yeux, quoi de mieux qu'une caution culinaire pour accompagner vos nectars avec les petits plats que vous aurez préparé grâce à lui et que vous aurez préalablement acheté, tant qu'on y est, dans les rayons magiques de votre Hypermarché.


Jean Imbert tel est le nom du Top Chef, puisque c'est dans cette émission à la part de marché impressionnante qu'il est apparu au grand public, présent dans le catalogue. Parce que chez Carrefour on ne va pas vous mettre un inconnu comme guide culinaire, question de standing et de confiance car qui prêterait attention aux avis du Chef cuistot Gégé la gangrène de l'Hôtel du Cerf de l'avenue de la Gare de Poitiers ? Non, dans notre cas il faut de l'estampillé "Vu à la télé" et "Lu dans Voici" !



Alors oui, les recettes de Jean Imbert dans ce catalogue nous font saliver et sont toutes associées à une bouteille présente dans cette Foire aux Vins. Mais une question nous turlupine : Pensez vous vraiment trouver dans la carte des vins de son restaurant Parisien, la "pépite" présentée page 65 du catalogue : Fronton Château Baudare "Perle Noire" 2014 à 5€50 prix public et qui accompagne le Filet de bœuf à la Bordelaise et son gratin de Macaroni qui lui est associé ? Que nenni, car pour un menu à 45 euros dans son restaurant, présenter un vin conventionnel pour accompagner ses créations, lui le défenseur du Bio, ça ferait un peu tâche de rouge sur votre chemise immaculée. Et même si c'est une pépite Carrefour.

Aussi évident qu'il n'achète pas, pour cuisiner ses bons petits plats, les matières premières exhibées dans les rayons dans votre Hypermarché préféré. Pas fou le Imbert, lui aussi est au courant des dérives des Hypers avec scandales à répétition à l'appui. Lui il veut du bon et du Bio mais pas du Bio de chez Carrouf. Faut pas pousser mamie dans la cuve non plus.

En bref, dans ce de catalogue Jean Imbert c'est plutôt le genre de guide, à vous abandonner dans les vignes en voyant arriver le vigneron de chez Baudare avec son tracteur et son arsenal Phytosanitaire prêt à en découdre avec la biodiversité ! 

Mais ne nous mentons pas, ce type de marketing outrancier fonctionne à merveille pour l'Indiana Jones de notre Foire qui cherche inlassablement à dénicher son Saint Graal vinicole. Car c'est clinquant, c'est rassurant mais, pour nous, ce n'est évidement que de la poudre aux yeux.



Pour en revenir au Bio, il faut que vous sachiez que notre Grimoire de la Foire ne pouvait pas ne pas en proposer. Pensez donc, encore un des rares secteur qui peut aligner une croissance à 2 chiffres, ils n'allaient pas oublier cette brèche dans laquelle tous les Hypers se sont engouffrés à la fin des 90'S.

On reste quand même plus proche du Bio-Marketing que d'une profession de Foi pour nos supermarchés avisés.

Mais depuis peu voici poindre dans notre catalogue une nouvelle section qui pourrait bien s'avérer juteuse elle aussi: Les vins dits Biodynamiques et (ou) Naturels.



Le vin naturel c'est une philosophie aux antipodes de ce que proposent les grandes surfaces : Créer des jus purs et vivants, bio en vigne et en cave; quasiment l'antithèse des vins les plus vendus en supermarchés comme baron de lestac, jp chenet, la villageoise ou les quilles de chez castel qui en plus de ne pas être bio sont chargés en dizaines d'intrants chimiques "saupoudrés" en cave. Quand on sait qu'une bouteille de vin c'est 60% d'eau, on se demande presque si, dans ces cas là, il reste encore du raisin à l'intérieur ! Bon d'accord on exagère peut être un peu.

Donc voici venues les pages Vins Naturels et Vins Biodynamiques avec certaines quilles présentant un macaron placardé en gros : "Vin Sans Sulfites" ! Comme si le vin naturel ne reposait que sur l'absence de cet "ingrédient".

"Des vins sans sulfites mais c'est génial !" Sauf que l'envers de la cuve c'est que certains petits malins ne mettent pas de sulfites mais compensent par d'autres pratiques qui ne sont bien entendu indiquée nulle part sur la bouteille et qui vont dénaturer votre jus, modifier son profil aromatique et faire perdre en émotion comme la pratique de la flash pasteurisation (c'est à dire que le vin est chauffé entre 70° et 85° environ durant 20/30 secondes ce qui permet de détruire les populations de bactéries acétiques et), de l'osmose inverse, de la filtration tangentielle ou de la thermovinification.

Et ne parlons pas de l'ajout de levures aromatiques, de tanins, de bois, etc. En bref, du "Sans Sulfites ajoutés Marketing" dans lequel s'engouffrent bien évidement les Hypers qui ne veulent que notre bien.

Sans aller au clash, il y a quand même quelque chose qui nous fait grincer légèrement des dents. En lisant la page concernant les vins biodynamique sur le catalogue, on y trouve la définition suivante "Le vin biodynamique est un vin bio, élaboré dans une démarche environnementale. Il s'agit de redynamiser la vigne dont L'ENVIRONNEMENT A ETE DEREGLE PAR DES TRAITEMENTS CHIMIQUES REPETES, DE RETROUVER UN SOL VIVANT, de renforcer les défenses naturelles des plants."



Alors ? Y a rien qui vous chiffonne ? Vous avez l'esprit moins tordu que nous ?

 

Non parce que oser écrire, et avouer de fait, que les sols ont été déréglé par des traitements chimiques répétés et oser présenter dans son catalogue 478 bouteilles (sur 542 !!) issues de la culture conventionnelle et qui proviennent de vignes dont les sols ont justement été déréglé par ces mêmes traitements chimiques dénoncés, c'est d'une supercherie intellectuelle rarement atteinte !

Les gars nous expliquent les méfaits des produits phytosanitaires dans les vignes qui mènent à terme à des sols morts et, comme si de rien était, proposent dans leur foire aux vins plus de 88% de quilles dont les sols sont travaillés de cette manière ! Comment on dit Schizophrène en langue "Hypermarchienne" ?

Mais comme disait Audiard : "Les cons ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnaît" !


Mais poursuivons nos pérégrinations dans ce catalogue nous voyons poindre en page 78 l'apparition d'un nouveau type de vin : Le vin VEGAN !!

Franchement on avait pensé à tout mais le vin vegan on n'est pas loin de l'ovni (Objet Viticole non Identifié) ! Qu'en est il exactement ? Le vin vegan s'interdit l'utilisation pour le collage du vin (le fait de rassembler toutes les particules en suspension pour les faire tomber au fond de la cuve avant filtration en général) blanc d’œuf, colle de poisson, ou encore caséine, une particule que l’on retrouve dans le lait. Or, tous ces ingrédients ont des origines animales. Alors pour remplacer ces produits, les "veganistes" utilisent une colle végétale élaborée à base de protéines végétales telles que le pois, le blé ou encore la pomme de terre. Mais bien sûr, l’autre solution pour produire du vin vegan consiste à ne pas utiliser de colle du tout mais dans notre cas il y a peu de chance surtout pour un champagne car c'est de cela dont il s'agit.

 

Et quoi de mieux pour présenter ce champagne vegan qu'une vedette du petit écran qui vient nous parler de SA cuvée en collaboration avec un vigneron. Qui peut croire à cette inversion des rôles ?

Une vedette. Encore un guide pour rassurer Indiana toujours coincé dans cette jungle luxuriante. Mais cette fois ci on peut affirmer que ce guide ressemble un peu au guide du pauvre qui arriverait même à se perdre entre la page 78 où il se trouve et la page 79 !

Raphael Mezrahi, humoriste du petit écran, nous présente donc son Champagne Vegan.

Et croyez vous que chez Carrefour pour expliquer le vegan on vous donne l'explicatif que nous avons indiqué plus haut ? Vous plaisantez, on ne va pas informer le désœuvré qui s'évertue déjà de tenter de déchiffrer le grimoire et ces 542 quilles, non, on laisse plutôt le comique expliquer ce qu'est un vin vegan : " Pour l'occasion j'ai voulu qu'aucun être vivant ne puisse entrer dans l'assemblage du vin au moment de la vendange. Si bien que j'ai demandé de trier chaque grappe pour EVITER QU'UNE COCCINELLE NE MEURT AU COURS DE LA VINIFICATION !"

Son métier à Raphael c'est comique, pas vigneron, car expliquer que le vin vegan ne repose qu'à sauver des coccinelles pour ne pas consommer de la viande c'est comme affirmer qu'on ne pourra sauver la couche d'ozone qu'en supprimant les bombes aérosols ! Comment ? Ils ont déjà osé le faire dans les années 90 ? Respect.

 

Question guide, et pour en revenir à Raphael Mezrahi, pour le coup on peut sans sourciller le comparer à un guide plus proche de la sorcière déguisée en vieille dame dans Blanche Neige et qui vous invite à croquer dans une pomme tellement rouge et belle qu'elle semble sortie du rayon fruits et légumes de chez Carrefour qu'à Gandalf , grand magicien, guide suprême et sage conseiller du comté de la "Terre du Milieu". De l'enfumage pur et simple !

 

Parce que un des problèmes qui nous apparaît en découvrant ce Champagne vegan c'est que le consommateur non averti va automatiquement associer le mot Vegan à Bio ce qui n'est pas toujours le cas, et dans ce cas là justement on constate que ce Champagne n'affiche aucune certification Bio et que de plus la vinification peut être conventionnelle, avec son cahier des charges qui autorise jusqu'à 70 intrants chimiques différents, si on excepte les fameux blanc d’œuf, la colle de poisson ou la caséine.

donc sauf erreur, le Champagne de Raphael n'est ni un champagne Bio, ni un champagne vinifié sans intrants. Par contre il faut admettre que c'est un Champagne sans coccinelles comme nous l'affirme notre sorcière du petit écran ! A moins que la Coccinelle n'ait décédé au préalable suite à un épandage phytosanitaire !

Voilà donc terminée la lecture de notre Grimoire de la Foire aux Vins de chez Carouf.

Mais ne vous y trompez pas, tous les Hypers adoptent le même genre de pratiques grossières que celles égrenées dans ce papier et que la quête menée par les amateurs de ce genre de Foire, apparait finalement devoir plus les mener vers une contrée fantôme ou vers l'apparition d'un mirage type Wine Truck spécialisé en vins naturels garé dans le désert. Comme disent les Anglais, un "No way !".

Cet article pour en venir à l'essentiel, c'est à dire l'apparition des vins (dits) naturels dans les rayons de votre Hyper préféré : vouloir acheter du vins naturel pour quelle raison que ce soit dans un hypermarché, c'est à nouveau donner les clés à ces grosses multinationales qui ont déjà réussi à asphyxier et à mettre à genoux les divers producteurs, surtout les petits, qui ont voulu travailler avec eux. C'est donner carte blanche à un secteur qui n'est pas là pour vous offrir bonheur et bonne santé mais qui est présent pour faire du business, des tunes, du fric en rognant trop souvent sur la qualité. Acheter une quille de vin naturel au supermarché c'est continuer de participer à la désertification des centres villes, aux emplois précaires, à l'enlaidissement des entrée de nos commune, c'est collaborer aux futurs scandales alimentaires dont nous abreuvent chaque années, et cela depuis des décennies, nos "bienfaiteurs".

Comme vous l'avez déjà lu ailleurs "consommer c'est voter", alors votez juste, avec conscience et discernement. Ne reproduisez pas éternellement les mêmes erreurs, car nous avons maintenant assez de recul pour saisir que toutes ces grandes multinationales qui se sont copieusement enrichies grâce à notre porte monnaie sont une voie sans issu voire dangereuse.

Encore une fois, préférez toujours, pour vous abreuver du sang naturel du Christ, aller directement chez un viticulteur reconnu pour son travail et ses créations de nectars purs et vivants, préférez toujours aller chez un caviste indépendant amoureux de son travail et qui met en avant des jus propres et sans intrants ou alors préférez commandez chez lespeauxdevins.com parce que nous, justement, notre hobby c'est de trouver ces fameux vignerons respectueux de la nature et du consommateur alors que pour nous faire beaucoup plus d'argent, il nous aurait suffi de faire un site vinicole en surfant sur les rosés pales et conventionnels de Provence puisque vous pouvez nous trouver dans le Var.

Car pour nous, lespeauxdevins.com, le vin naturel ce n'est pas qu'une question de pognon, mais vraie démarche par franche conviction.