4 RAISONS, PARMI TANT D'AUTRES, POUR LESQUELLES CERTAINS S'ACHARNENT A CRACHER SUR LES VINS NATURELS

4 RAISONS, PARMI TANT D'AUTRES, POUR LESQUELLES CERTAINS S'ACHARNENT A CRACHER SUR LES VINS NATURELS

Il y a une bonne vingtaine d'année, un ami déposait un canon rouge sur la table de fête en indiquant "Tenez les gars, un vin naturel et putain il est bon !!!"

Nous qui, le mois précédent encore, étions sortis ravis de nos achats à la Foire aux vins du supermarché du coin avec l'achat de "pépites" venu de différentes régions pour un prix moyen de 3€65, avons pris une belle "claquasse" !! Il faut dire que ce BRISE CAILLOUX 2006 de Mathieu Barret fût pour nous un ovni et une véritable claque gustative à des années lumières de ce que nous avions rencontré depuis que nous baignons dans le sang de Christ.

Et voilà comment commença cette aventure dans les vins nature !

Nous qui croyions en ce temps là que tous les vins étaient de simples jus de raisins fermentés avons été atterré quand nous avons découvert que les pharmaciens et les apprentis chimistes, qui avaient déjà conquis les champs de vignes, trônaient aussi  fièrement au milieu des chais à préparer leurs décoctions multiples et autres recettes miracles à grand renfort d'intrants chimiques.

 

Et pour nous une évidence s'imposa : Tout le monde devait se mettre au vin naturel parce que les sols cultivés y sont moins pollués et le consommateur peut enfin (re)découvrir le vrai goût du vin sans artifice ou rajouts vulgaires.

 

Et pourtant, les années, les décennies passant, on se rend compte à travers les réseaux sociaux que le VIN NATUREL a toujours mauvaise presse auprès de certains qui prennent un malin plaisir à lui taper dessus à longueur de journée.

Au début cela nous paraissait incompréhensible, nous qui avions franchi le pas pour les raison énumérées plus haut et, chemin faisant, nous avons trouvé quelques pistes concernant ces inquisiteurs des vins nature qui pullulent sur les réseaux :

 

VOICI 4 RAISONS, PLUS OU MOINS SÉRIEUSES, DE CE REJET :

 

1 - PARCE QUE les lobbys du vin cherchent à protéger leur morne pâturage 

Le vin représente en France un marché, que ce soit à l'export et en terme de vente sur le territoire, d'une fourchette allant de 20 à 25 Milliards d'euros !!

Alors quand vous vendez l'équivalent de 230 avions RAFALE par an et que vous concurrencez le très lucratif marché des Parfums et cosmétiques, vous n'allez pas vous tirer une balle dans le pied en déclarant qu'il existe une niche appelée VINS NATURELS qui respecte la terre et ne participe pas à la pollution des cours d'eau et à la mise à mort des abeilles mais aussi des insectes, des amphibiens, des oiseaux et des petits mammifères et qui respecte le consommateur en refusant de lui servir une décoction chimique gavée de dizaines d'intrants chimiques (même si on entend souvent des vignerons jurer la main sur le cœur "ouais mais nous on ne met pas tout !". Ok, mais dis nous surtout ce que tu mets pour nous éclairer et si tu n'as rien à cacher !) car dans ce cas là, cela éveillerait la conscience du consommateur lambda qui soudainement se demanderait "Comment ça des vins naturels ? Mais alors le vin que j'achète au supermarché il n'est pas naturel ? y a des trucs dedans ?" (Comment pourrait-il d'ailleurs savoir ce qui se cache dans sa bouteille puisque, hormis quelques avertissements basiques, car rien n'indique sur sa bouteille les rajouts vulgaires et malsains autorisés par la loi) ce qui pourrait porter un coup fatal à cette économie de la chimie Reine !

Bref, pour protéger la poule aux œufs d'or, et éviter de prendre des risques en étant obligés de passer toutes les vignes en bio tout en réduisant drastiquement ces dizaines d'intrants chimiques utilisés, on lâche les bots, les robots ou des gars rémunérés sur les réseaux qui tournent en dérision les vins naturels ou, avec la complicité de journalistes ignorants ou complaisants, font publier des articles à charge sur ces vins là à commencer par exemple par le fameux et ridicule "le vin naturel ça ne se garde pas" que l'on peut entendre de la bouche de ceux qui n'y connaissent rien mais qui ont quand même quelque chose à dire !

En résumé, ça fait du lobbying à mort, comme en regorge l'histoire des business juteux qui refusent de laisser la place, pour faire croire aux moutons que le vin naturel c'est de la merde ! Faut pas toucher au grisbi malheureux !

 

2 - PARCE QUE "Le vin naturel c'est dégueulasse, j'en ai goûté un une fois et ça puait l'écurie et ça piquait, plus jamais je n'en goûterai un autre !!!".

Qui n'a pas déjà lu ou entendu cette entrée en matière exceptionnelle de certains pour donner leur avis sur le vin naturel après n'avoir vu passer entre leurs doigts qu'une seule bouteille estampillée comme telle de toute leur vie ?

Un vrai délice, un témoignage essentiel, une démonstration appuyée et fournie, un peu comme, ainsi que nous le faisait remarquer Nicolas Delaval émérite œnologue globe trotter désormais installé dans les Pyrénées Orientales, si quelqu'un déclarait : "Le cinéma c'est dégueulasse, j'ai vu une fois un film, il était bidon et j'ai rien compris, plus jamais je n'en regarderai un !".

Sommes nous obligés de développer plus ? Non puisque ça n'a aucun sens !

Vous êtes tombé sur une mauvaise bouteille (car nous ne pouvons pas nier qu'il arrive que certains vins nature soient ratés et apparaissent comme déviant tout en finissant leur route dans l'évier) ? Ouvrez en donc une autre, car, comme pour le cinéma, les ratés existent aussi dans l'univers du vin vivant. Par contre (attention spoiler), y a plus de raté dans le cinéma que dans la création de jus nature. Et pim, tacle gratuit à la carotide sans que le cinéma n'est rien demandé !

 

3 - PARCE QUE beaucoup n'ont pas (ou plus) de palais !

À force de boire des vins formatés et standardisés depuis des années — voire des décennies — il faut parfois revoir les fondamentaux, et beaucoup refusent ce rite de passage. Pour quelqu’un habitué à un goût “lissé” par les intrants chimiques, les papilles doivent se réentraîner à apprécier la diversité et la vivacité d’un vin naturel. Il faut sortir des sentiers battus, explorer un nouvel univers aromatique, découvrir des notes insoupçonnées et ouvrir son chakra gustatif comme on ouvre un nouveau monde.

Passer du vin conventionnel au vin naturel peut être déroutant, c'est comme pour la musique et passer d'un titre de JENNIFER ou de M POKORA, des compositions lisses et formatées par des maisons de disques et des directeurs artistiques plus aptes à vendre au plus grand nombre des "airs porteurs, rassembleurs, sans froisser l'auditeur, que puisse écouter aussi bien la minette de 13 ans que la ménagère de 50 ans", comme le chante si bien le Groupe JAVA, à un morceau musical apte à nous troubler, nous bouleverser, nous surprendre et nous faire hérisser le poil comme un soir de juillet 69 à Woodstock, où un live légendaire du groupe TEN YEARS AFTER, avec un Alvin Lee en chanteur et guitariste possédé et en fusion dont la performance homérique et insensée de I'M GOING HOME reste encore gravée dans les mémoires et les cœurs de ceux qui ont croisé ce moment d'anthologie (D'ailleurs, tant qu'on y est, une question nous taraude : Est il possible d'aimer la musique de M POKORA ou JENNIFER et en même temps d'apprécier le vin naturel ? Si tel est votre cas, faites nous le savoir parce qu'à nos yeux c'est quand même intrigant).

Donc, pour le palais, c’est pareil : il faut s’ouvrir, explorer, s’imprégner et se laisser porter par la nouveauté. Un vin naturel, c’est comme un solo de guitare légendaire : au début ça secoue, ça déstabilise… mais une fois que tu l’as dans le sang, tu ne veux plus revenir en arrière.

Après, soyons honnête, il y a des cas irrattrapables, ceux qui n'ont pas de palais ! Et quand t'as pas de palais, t'as pas de ... palais !!

 

4 - PARCE QUE certains refusent d'admettre qu'ils se sont trompés !

Et là encore, nous en avons tous rencontré !

Mais oui, ce gars qui s'est fait une cave durant des années voire des décennies et qui soudain se retrouve face aux vins naturels qu'il découvre sur le tard.

Alors parfois, la rencontre se passe bien ou du moins pas mal mais à ce moment là il est pris de vertiges à se demander s'il n'a pas fait fausse route durant ces dizaines de printemps qui ont défilé à se demander si les 1500 bouteilles qu'il a amassé dans toutes les Foires Aux Vins des Supermarchés de son canton ces 20 dernières années et qu'il bichonne dans sa cave ne seraient pas une erreur de casting ?

A deux doigts du malaise le gars, en hyperventilation totale alors qu'il a tant vanté à ses amis cette cave et qu'il a même brillé à leurs yeux !

Non, c'est trop dur, ce n'est pas possible de l'accepter alors il ne reste qu'une seule attitude à adopter : Repousser globalement tout ce qui touche au Vin naturel et clamer à qui veut l'entendre que le Vin naturel c'est de la merde, c'est trop sauvage, c'est pour les bobos ! En bref, le déni total pour tenter de retrouver le sommeil.

Et pourtant, puisque nous avons été aussi dans ce cas là, avant, en commençant à collectionner des quilles dénichées dans des Foires aux Vins pour élaborer un début de cave ce qui ne nous rendait pas peu fier à l'époque, il reste une solution pour que la bascule se passe bien : Revendez vos bouteilles de vins "Supermarchiques" sur internet pour racheter des jus nature derrière !! Essayé et validé avec succès !

 

Voilà donc nos 4 exemples mis en page sous vos yeux et sur lesquels vous pourrez débattre, des cas d'école que beaucoup ont croisé lors de leurs diverses pérégrinations gustatives, et même si certains vont nous accuser d'avoir pousser à l'exagération, ce qui n'est pas totalement faux, nous leur répondrons en paraphrasant Joseph De Maistre (qui n'est ni vigneron, ni œnologue !!) : "L'exagération est le mensonge des honnêtes gens".

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